Le moment le plus difficile d’une relation est pour moi celui de la séparation,
Il y a déjà les souvenirs, et la nostalgie qui peut nous rendre triste quelquefois.
je te propose donc qu’à la manière de Georges PERREC, on ouvre ensemble la porte de nos souvenirs communs :
Mon cher
Georges, mon vieux camarade, je me souviens de l’époque ou tu fumais la pipe et Pierre Larue aussi, ça fulminait,
-Je me souviens quand tu fumais le cigare, j’ai essayé aussi, pour faire comme toi, mais ça ne me convenait pas.
Je me souviens quand tu as chanté le chanteur de Jazz en dirigeant l’orchestre musette, Je me souviens comme ils étaient bluffés et tous les autres aussi, tu as même dansé, on aurait dit Jean Pierre CASSEL.
Je me souviens que je suis né au bord du canal du midi entre Carcassonne et Castelnaudary, que tu le sais, et que tu m’as promis il y a déjà longtemps de me faire un Cassoulet à ta manière et qu’on le mangerait ensemble avec nos amoureuses.
Je me souviens quand, ici même, tous ensemble on a créé la conférence des directeurs, comme tu laissais aller ta colère dans tes mots roulants à l’accent du pays de ma mère, on aurait dit JAURES sur le carreau des mines de Carmaux.
Je me souviens de Vézelay, des chants et des prières au petit matin, la pénombre s’éclairait, l’air frémissait, l’herbe ruis
selait, nous étions joyeux et ça nous suffisait.
Je me souviens de nos visites secrètes au Président SCHILTE, rue Desaix, entre chien et loup, on résistait, nous refaisions le passé et puis l’avenir un peu.
Je me souviens quand on déjeunait
chez Vartan, rue de Bièvre, des fois on pensait voir Mitterand dans la voiture banalisée, c’était peut être même pas Danielle ; et puis on a changé, après, on est allé manger chez KI FOK, tu
parles d’un nom pour un restaurant.
Je me souviens que pour mes 40 ans je m’étais offert une cravate Hermes, une fois que je la portais avec fierté alors qu’on buvait un pot ensemble quai de la tournelle, Martinez était là et il m’a dit qu’il en avait plein, ça m’a vexé, je l’ai plus mise, évidemment, depuis, comme tout le monde, j’ai compris, mais je la porte toujours pas.
Je me souviens quand ton père t’a dit, faussement étonné qu’il n’aurait jamais imaginé célébrer tes soixante ans, on était tous content d’être là, t’as fait le clown comme quand t’avais 30 ans, t’as cassé des assiettes torse nu, trempé, enduit de crème pâtissière ; t’as cru que j’étais venu avec Martine Aubry, mais c’était ma cousine Geneviève, qui fait tout de même de la politique dans l’Aveyron, tu l’as revue souvent depuis.
Je me souviens qu’on s’est parlé mille fois au téléphone à l’heure de nos trajets du matin et puis de ceux du soir, je m’en souviens quand je passe devant
l’abbaye de Royaumont à l’heure de la lumière rasante, parce que c’est la que j’aime bien t’entendre.
Je me souviens qu’on a couru l’Europe pour voir la pédagogie conductive, le mieux, c’est quand même à Bruxelles, d’abord on comprend tout, et puis on s’est fait des bons copains qui sont vraiment sympas, trop géniaux même. Et puis à Bruxelles on connaît tous les bistrots autour de la grand place. Le plus dur c’est le lendemain matin.
Je me souviens quand on a reçu tout le gratin Hongrois au Procope, y avait Claude, Yves, Denis, Annick, marie Louise et même le vieil Andrew Sutton qui s’est mis à entreprendre en russe des jeunes moscovites attablés dans une petite salle, à coté, ça nous a scotché, on savait pas que sa mère était russe.
Je me souviens qu’on va souvent dans la baie de Quiberon, qu’on aime tous les deux belle île, houat, hoedic, Carnac et la trinité, faudra bien qu’on trouve le moyen d’aller jeter quelques lignes à bars au large de Méaban, là où la Jument prend son élan.
Je me souviens de tout ce qu’on s‘est dit et de tout ce qu’on a fait ensemble, chaque fois que je vois des enfants se désenmurer. je me souviens de mon émotion quand on a réuni les parents des enfants conductifs rue Louis Lumière, il y avait plusieurs parents d’enfants du Poujal, comme ils étaient contents et fiers de leurs enfants.
Je me souviens quand ma mère t’a disputé comme un petit garçon, parce que tu ne prononçais pas comme à Rodez ni comme à Toulouse les mots de l’hymne national de notre beau pays d’OC, ah ça ne t’a pas fait plaisir, mais tu sais, elle exagère toujours, faut pas lui en vouloir.
Je me souviens de toutes ces soirées, de tous ces samedis passés à se réunir, tantôt chez Annick, tantôt chez les Ryan, chez moi quelquefois et
aussi au Poujal, des heures dans les embouteillages, des heures de travail, mais surtout des heures d’amitié.
Je me souviens aussi de tout ce qu’on a partagé, qu’on ne peut pas dire ici : alors, Georges je sais bien que nous allons avoir plein d’autres occasions d’engranger des souvenirs ensemble en dehors du CESAP, mais je tiens à te dire que tous ici on t’aime bien et qu’on est un peu triste de te voir partir.


Ce n’était pas



préconisant de soutenir les
démarches d’amélioration de la qualité des organisations conventionnelles pour les amener à se rapprocher du modèle
d’organisation stratégique d’anticipation.
observé cumul des mandats et casquettes
multiples et vérifié la confusion et la fusion entre élites associatives, élites administratives et élites politiques locales

des équipes un engagement individuel encore plus important. Avec toutefois le risque important de voir dépasser le seuil critique au delà duquel on se sent impuissant.
Ce rapprochement fait figurer comme déterminant
dans le regard porté sur les formes d’organisation, le critère du public accueilli et celui des moyens mis à disposition par les politiques publiques pour réaliser la mission.
Aussi, pour conclure, et afin de lever toutes les hypothèques
recommanderais-je aux dirigeants associatifs et aux directeurs d’établissement, s’ils ont réellement le souhait d’engager une démarche de changement dans leurs organisations, plutôt que de recourir
à une démarche d’évaluation de leur organisation, de procéder à une démarche d’analyse de leur organisation et pour ma part je préconise l’analyse systémique et stratégique de Michel Crozier, qui
n’a plus à faire ses preuves.